Le but de cet article est d’amener les lecteurs à réfléchir sur la manipulation que l’industrie laitière perpétue depuis des années.

Sur le fait que le lait peut être un aliment causant des troubles sur la santé et qu’il n’est pas l’unique source de calcium.

Je voudrais préciser qu’il est assez difficile de démontrer que le lait n’est pas forcément un aliment favorable à notre santé.

La cause réside dans le fait que les lobbies de l’industrie laitière sont multi-milliardaires et déploient leurs tentacules au sein de la plupart des organismes officiels de recherches, de communication, rendant des rapports sur la santé notamment.

Selon moi, les études et rapports rendus par des organismes ayant un lien avec des lobbies doivent donc être perçus d’un œil très critique.

L’industrie laitière est capable d’injecter des millions d’euros pour son intérêt : en effet, son chiffre d’affaire dépasse 20 milliards d’euros. Et elle est le premier annonceur publicitaire.

Autant dire qu’il est facile pour elle de tirer les ficelles.

Par exemple, elle finance l’Institut Français pour la Nutrition (IFN) devenu le Front Français pour l’Alimentation et la Santé (FFAS), qui elle même est très influente auprès des pouvoirs publics.

Le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière rédige comme on peut le voir les sites mettant en avant les recommandations en matière de produits laitiers.

Autre exemple ayant connu un retentissant scandale en 2007 et où on peut constater le chevauchement des industriels laitiers et des institutions gouvernementales : un médecin siégeant à l’Institut Candia s’est retrouvé en 1999 à la tête de la direction du Programme National Nutrition Santé (PNNS – qui est une émanation du Ministère de la Santé), une année après seulement, le PNNS se fixait pour objectif de faire consommer aux français plus de calcium avec trois produits laitiers par jour.

Elle a également fondé son propre centre de recherches, le Centre de Recherches et d’Informations Nutritionnelles (CRIN) qui n’a rien d’officiel et qui pourtant sous son nom rassurant, berne des journalistes et même la Commission Européenne qui a cru pendant un moment avoir affaire à un organisme officiel.

Un dernier, mais il en existe bien plus (voir le livre « Lait, mensonges et propagandes » de Thierry Souccar) : En 2005, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) qui a pour mission de conseiller les français sur alimentation comptait 29 membres au sein de son conseil. Vingt avaient des liens avec l’industrie laitière, treize travaillent avec Danone, et le président du comité faisait partie du conseil scientifique de Nestlé !

Bref, on sent bien que les conflits d’intérêts et la partialité sont présent.es.

En outre, leur message est martelé depuis des années et des années afin d’être ancré dans les mœurs : le but est simple, mettre en avant les qualités nutritives de ce breuvage, son impact favorable sur notre santé.

 – LES PRODUITS LAITIERS SONT NOS AMIS POUR LA VIE –

Heureusement qu’ils sont là pour nous procurer du bonheur !

Mais qu’en est-il ?

Première constatation : chacun son lait !

Le lait de vache, de brebis ou de tout mammifère est BON… pour celui à qui il est destiné à l’origine, à savoir son bébé ! En effet, il va contenir tous les nutriments dont son petit à besoin pour se sevrer. Cela semble logique, chaque espèce à son propre lait spécifiquement adapté.

Alors pourquoi l’humain a t-il besoin de boire le lait d’un autre mammifère ? et surtout pourquoi continue t-il à en boire à l’âge adulte ?

Un lait de vache est bien plus riche que le lait maternel, permettant ainsi au veau de grandir très vite (il décuple son poids en un an !). Ce lait n’est donc pas adapté à nous autres, humains ! C’est de la pure logique, et pourtant…

En outre, le lactose (glucide du lait) pour être digéré, doit être coupé par une enzyme qui s’appelle la lactase et qui est présente à son taux maximal chez le nourrisson. Or cette enzyme décroit dans notre organisme de manière naturelle après la phase de sevrage. Un adulte n’en possède plus que 5 à 10% de sa valeur initiale…

…Et ne digère donc plus ou très mal le lait !

Deuxième constatation : intolérance et maladies

Quand on sait ce qui précède, on comprend mieux le nombre d’effets indésirables qui peuvent survenir si l’on consomme des produits laitiers.

Consommer le lait d’une autre espèce n’est pas vitale ni nécessaire pour le développement de l’être humain, mais peut aussi lui être nocif. Les intolérances au lactose, les allergies et les maladies diverses le montrent.

En effet, le lait de vache contient de la caséine qui est l’hormone de croissance du veau et qui est présente en une proportion bien plus grande que dans le lait maternel de la femme. Cette dernière pollue et encrasse l’organisme de l’humain.

La caséine peut être considérée comme une substance « addictive ». Il y a un point commun entre la consommation d’une drogue et de produits laitiers : elle active plusieurs régions du cerveau, qui forment ensemble ce que les scientifiques désignent comme « le circuit de la récompense« , aboutissant à la libération d’un neurotransmetteur, la dopamine.

Au cours de la digestion, la dégradation de la caséine libérerait également de la casomorphine, qui activerait les récepteurs du cerveau liés à la dépendance.

Ce processus pourrait donc expliquer notre addiction au fromage et pourquoi la plupart des personnes en consomme énormément et aurait du mal à réduire voir arrêter leur consommation (une personne végétarienne qui voudrait devenir végétalienne).

La caséine est aussi une puissante colle utilisée notamment pour coller les étiquettes sur les bouteilles.

Enfin, on retrouve également dans le lait, de la graisse, du cholestérol, des bactéries, des résidus d’antibiotiques et vaccins qui sont administrés à la vache pour éviter qu’elle tombe malade ou pour la soigner, du pus (ses mamelles sont souvent infectées à force d’être traites) et les résidus de pesticides, fongicides et engrais utilisés pour les cultures fourragères.

Le lait n’est donc pas un breuvage pur comme on voudrait le croire/le faire croire.

De nombreuses études indépendantes font le lien entre consommation de lait/produits laitiers et les cancers notamment cancer de la prostate chez l’homme ou cancer du sein et des ovaires chez la femme.

J’ai adoré lire les sites pro-laitiers mettre en avant le fait qu’il n’y a aucun risque à consommer des produits laitiers martelant leur unique message « CONSOMMEZ DES PRODUITS LAITIERS », se fondant sur des études financées par eux et dénigrant celles faites par des scientifiques indépendants :

Rappelons gentiment que le PNNS (cité plus haut) a été dirigé par un médecin de l’Institut Candia.

Difficile d’avoir une information neutre et impartiale.

Troisième constatation : que de souffrance pour un verre de lait ou morceau de fromage

Comment obtient-on du lait (et autres produits dérivés) ? : comparable à la femme, la vache ne produit du lait que lorsque qu’elle attend un veau.

Une vache laitière âgée d’environ 12 mois environ doit donc être inséminée (de force) et sa gestation durera 9 mois. Pendant ce temps, on lui administrera des substances (antibiotiques, vaccins) afin qu’elle ne tombe pas malade. Elle sera également complémentée en hormones afin de produire toujours plus de lait.

Elle sera traite pendant les sept premiers mois de la grossesse. Ses mamelles, à l’image des tétons des femmes, sont sensibles et meurtries par les traites répétitives (mammites).

A la naissance du bébé, si c’est un mâle, il sera séparé seulement quelques heures après, ce qui est une expérience traumatisante autant pour la mère, qui meugle parfois pendant des jours, que pour le petit, qui sera mis dans un box individuel, sans repère.

Dans la nature, le veau tête sa mère jusqu’à ses 8 mois environ. Dans les élevages, le veau sera nourrit de substituts permettant de l’engraisser jusqu’à ses 5-6 mois pour ensuite finir à l’abattoir.

Le lait qui lui était destiné sera ainsi récupéré pour les humains.

Il faut savoir qu’une vache produit aujourd’hui entre 4000 et 8000 litres de lait par an alors qu’il y a soixante ans, elle en produisait 2000 litres.

Son pie atteint donc des proportions extrêmement gênantes et est douloureux.

La France compte 3,6 millions de vaches laitières.

Une vache laitière aura entre trois et six veaux avant d’être réformée, c’est-à-dire envoyée à l’abattoir. Elle vit entre cinq et sept ans dans les élevages alors que dans la vie elle pourrait vivre jusqu’à vingt ans.

Le lait n’est donc pas une produit animalier sans souffrance, une vache n’a pas « besoin d’être traite pour être soulagée ». Elle est forcée à produire, à souffrir et à être séparée de ses petits, bébés qui seront eux mêmes objet de souffrances et finiront leurs courtes vies dans nos assiettes.

Autres sources de calcium 

En France, le calcium n’a souvent qu’une source : le lait, LE LAIT, LE LAIIIIIT !

Mais ça, vous le savez déja.

L’industrie laitière répète encore et toujours que le calcium se trouve dans les produits laitiers et que cette consommation est la meilleure pour l’être humain, puisque c’est cet apport qui sera le mieux assimilé par l’organisme.

Pourtant quand je tape sur Google « où trouver du calcium« , les premiers articles mettent en avant les sources de calcium autres que les produits laitiers (!). Les personnes ont-elles pris conscience du dictât du lait et préfèrent-elle s’orienter vers des sources végétales ?

Le calcium est présent en grande quantité dans les produits laitiers. Cependant, ce qu’on omet de dire, c’est qu’il y en a seulement 30 % d’assimilable par l’organisme.

Autrement dit, votre corps n’absorbera au mieux que 34 des 114 mg du calcium contenu dans un verre de lait.

Le calcium des légumes est quant à lui deux fois mieux assimilé, soit dans une proportion de 50 à 70%.

——————–

Sachant qu’un verre de lait = 114 mg de calcium

Le Chou = 195 mg par portion

Les haricots blancs et verts = 150 mg et 195 mg

Les épinards = 156 mg

Les brocolis = 114 mg

Le cresson = 79 mg

Les amandes = 75 mg

Les pois chiches = 84 mg

Les figues = 64 mg

L’orange = 52 mg

Et plein d’autres : les carottes cuites, l’aneth, l’origan, la menthe, le basilic les algues, le persil, les dattes, les noix, graines de sésames ou de chia, tofu, les boissons au soja ou le lait de coco etc !

Mais aussi l’eau, qu’on a tendance a oublier !

Avoir une alimentation variée, avec des légumes, des fruits, des herbes aromatiques, des fruits secs ou à coque, permet donc un apport en calcium permettant à l’individu d’être en bonne santé.

Comment remplacer les produits laitiers dans la vie de tous les jours :

Un article très bien fait, vous permettant de vous aider afin de remplacer chaque produits laitiers :

Remplacer les produits laitiers

 

Sources :

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-produits-laitiers-nos-amis-pour-la-vie_27560

http://vitacru.com/le-lait-de-vache-un-poison-pour-lhumain/

https://www.alternativesante.fr/manger-sain/le-lait-de-la-colle-des-hormones-et-du-pus

https://www.ciwf.fr/animaux-de-ferme/vaches-laitieres/elevage-standard/

http://www.thierrysouccar.com/sante/info/ou-trouver-du-calcium-en-dehors-des-laitages-730

http://controverses.mines-paristech.fr/public/promo14/promo14_G22/www.controverses-minesparistech-7.fr/_groupe22/indexcd64.html?author=1

https://www.notre-planete.info/actualites/actu_2790_antibiotiques_elevage.php


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