N.B : De nombreuses personnes s’intéressent à mon mode d’alimentation et me demande la réflexion que j’ai pu avoir afin de faire le choix d’une alimentation sans viande/poisson et avec quasiment aucun produit laitier et oeuf. Je partage donc avec vous mon expérience.

Je n’ai jamais vraiment été une grande fan de viande ni de poisson. Il faut dire ce qui est, la plupart du temps, je me forçais à en manger car mes parents me répétaient que c’était bon pour ma santé.

Et je ne les blâme pas. Tout comme je ne me blâme pas d’avoir été longue à franchir le pas d’une alimentation sans viande ni poisson et vraiment réduite en produits d’origine animale.

La société a fait en sorte d’imprimer dans nos cerveaux des idées fausses, comme le fait que le lait est notre ami pour la vie ou qu’un repas sans viande est un repas pauvre en protéine. Et parfois le simple fait de penser qu’on n’aura pas de viande à midi nous fait se sentir faible, non ?

Comment va-t-on tenir la journée sans protéine ?

Cette question, je me la suis posée. Quand on a déjà du mal à fixer le fer, il ne faudrait pas en plus aggraver tout ça et être carencée/anémiée ! Alors pour m’assurer d’être en bonne santé et me déculpabiliser de ne pas manger de viande, j’en grignotais par ci par là.

Oui, vraiment. Je culpabilisais de me dire que je n’apportais pas à mon corps les protéines animales nécessaires.

En même temps, je me sentais bien dans mon corps, mieux que quand je me faisais un repas avec de la viande. L’après repas carnivore me laissait sceptique, avec une digestion difficile, une certaine fatigue, des maux de ventre.

Mais au-delà de ses ressentis physiques, ma morale a commencé à prendre une place beaucoup plus importante. Peut-être voyais-je déjà dans mon assiette autre chose qu’une tranche de viande.

Dans mon enfance, j’ai eu quelques prises de conscience : j’ai décrété que je ne mangerais plus de lapin le jour où j’ai eu une lapine. Et pourtant, je me souviens du lapin à la moutarde que j’aimais manger. J’ai également banni directement la viande de cheval sans en avoir eu un. Pour moi ça ne se mangeait pas.

Point.

J’avais enlevé de mon alimentation les animaux que je considérais « de compagnie » et certains comme le veau et l’agneau qui, comme ils sont consommés « bébés », me touchaient trop pour que je puisse en manger.

 Restaient le cochon, la vache et la poule.

S’ils faisaient encore partie de mes maigres rations de viande, ce n’est pas parce que je ne les appréciais pas, mais plutôt parce que je pensais naïvement qu’ils vivaient heureux dans un champ ou dans des élevages respectueux et qu’ils finissaient dans mon assiette lorsque la vie avait quitté gentiment leur corps.

J’habitais la campagne, j’avais pour habitude de voir les vaches pâturer dans les champs. J’étais bien loin de m’imaginer qu’il y avait des énormes hangars où elles s’entassaient sans lumière, sans vraiment d’air, bref dans des conditions déplorables, souffrant chaque minute de leur existence pendant que je vivais tranquillement la mienne.

Je pense quelque part que je fermais les yeux. J’essayais de me protéger afin de ne pas me sentir coupable de tuer pour manger. Mais les choses ont mûri dans ma tête, j’ai commencé à être vraiment révoltée par ce que je pouvais entendre. Ce que je voyais. Alors j’ai sauté le pas, j’ai décidé d’être végétarienne. Et je ne regrette absolument pas mon choix.

Quasiment une année après avoir retiré la viande et le poisson de mon alimentation, j’ai eu une deuxième prise de conscience. Je ne pouvais pas boycotter la souffrance des animaux d’élevage destinés à l’abattoir et continuer de cautionner celle d-s animaux d’élevage, producteurs de lait et d’oeufs. Mon alimentation est donc à 80-90% végétalienne.

En fait, il suffit de prendre cinq minutes pour se renseigner sur les conditions animales pour commencer à réfléchir, à se poser des questions sur le fait de manger de la viande/poisson.

Il suffit de cinq minutes pour commencer à comprendre que les protéines se trouvent également ailleurs et qu’être végétarien ou végétalien n’est pas synonyme de carence et anémie, ni de plats fades et sans joie.

Ces cinq minutes, parfois vous ne les avez pas.

Et La Petite Secousse est là pour ça !

C’est à vous de prendre la décision de ce que vous mangez, mais mangez en connaissance de cause !

– Vous trouverez donc dans cette catégorie des recettes végéta*iennes, des alternatives à la viande, au poisson, au lait de vache, des conseils, etc. –

N’hésitez pas à tester, vous verrez que c’est intéressant de sortir de ses habitudes, de sa zone de confort !

Catégories : Cause Animale

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