Collaboration avec la talentueuse Roberta Farewell Morra Cialini, photographe et réalisatrice du montage, qui a su retranscrire avec précision l’histoire que je voulais raconter en image.

Cette histoire, c’est celle de nombreuses personnes aimant les animaux, ne cautionnant pour rien au monde que quelqu’un puisse faire du mal à leur chat, leur chien, leur lapin ou à n’importe quel animal domestique. Des humains qui adorent leurs petites boules de poils, qui en sont totalement gaga, qui passent leur temps à les câliner, à les gâter, à les considérer comme des êtres à part entière, des membres de leur famille. Des personnes sensibles, de cœur, qui s’émeuvent quand ils voient un animal souffrir, qui se révoltent quand des images violentes de torture animale font la une des quotidiens. Des gens qui refusent qu’une personne violentant un chat ou un chien reste impunie. Des personnes conscientes donc de leur attachement pour ces animaux.

Et pourtant, pourtant.

Il y a ce manteau à capuche, ce tour de cou, ces bottes fourrées, ce bonnet à pompon, ce porte-clé, ces revers de gants.  Et cet attrait, cet attrait pour cette fourrure si douce que l’on touche et caresse en rêvant de l’effet qu’elle fera quand elle tombera sur nos épaules, de la chaleur qu’elle nous procurera quand il fera froid cet hiver, de la beauté de ces couleurs qui contrasteront avec le reste du vêtement, de ce sentiment d’appartenance à une communauté de gens à la mode, de personnes exhibant leur catégorie sociale, leur attrait pour telle ou telle marque. Ou parfois, un achat sans questionnement sur la nature de cette fourrure, vrai ou fausse ?

Et c’est ainsi que ces mêmes individus marchent dans la rue, leur fourrure sur les épaules et leur chien au bout d’une laisse, que lorsqu’ils rentrent le soir après le travail, ils attendent avec impatience que leur chat se frotte à leurs mollets, apaisés de voir qu’ils vont bien, que leur lapin frétille en les apercevant et qu’ils vont aller gratter leur dos tout en posant leurs gants fourrés et leurs bonnets avec pompon juste à côté.

Un paradoxe si répandu dans cette société. Une sensibilité pour les animaux dit domestiques, un détachement pour les autres. Quelle différence y’a-t-il entre un loup, un coyote, un renard, un chien viverrin et un chien, un chat, un lapin mis à part le fait que les uns sont sauvages et les autres non ? Cette seule différence nous permet-elle de les traiter différemment, de cautionner que certains soient capturés ou élevés dans des conditions infâmes pour finir battus, dépecés vivant et sur nos habits ?

Ces êtres sont tous dotés de sensibilité, de conscience, ils ressentent la même peur et la même douleur que les animaux domestiques. Alors pourquoi ? 

Qu’est-ce qui pousse un individu à porter de la fourrure et à cautionner ainsi les souffrances physiques et psychologiques et le massacre barbare que cela engendre ?

Porter de la fourrure, c’est se parer de souffrances, de la peau d’un être mort. C’est être imprégné de l’empreinte sanglante de cet animal qui voulait vivre. Comme tous les autres.

Rien ne justifie le port de la fourrure, ni l’esthétisme ni un confort personnel. Il est grand temps de faire les choses correctement et de ne pas faire de spécisme, de ne pas privilégier une espèce plus qu’une autre, de ne pas cautionner que certaines naissent et vivent dans des élevages insalubres, serrées les unes contre les autres dans des cages métalliques alors que d’autres dorment au chaud sur le canapé. Que ces premières finissent dépecées vivantes pour orner les manteaux et autres accessoires pendant que les deuxièmes sont vénérées et aimées.

Chacun sa peau, ils en ont plus besoin que vous.

 

Afin de se renseigner sur la fourrure, vous pouvez consulter le site http://www.mode-sans-fourrure.com/, campagne à l’initiative de l’association ANIMALTER, permettant de convaincre les marques à abandonner la fourrure, de sensibiliser les consommateurs aux pratiques, pour en finir avec ces élevages.

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